Master Francophonie Politique Linguistique Et Educative — FSE Rabat (Rabat), année universitaire 2018-2019.
Sujet du concours d'accès au Master Francophonie Politique Linguistique Et Educative (Communication, Didactique & Sciences de l'Éducation) à FSE Rabat. Retrouvez l'épreuve complète, les modalités et les informations utiles pour préparer votre candidature. Document partagé par EduMaroc.
ماستر Francophonie Politique Linguistique Et Educative — FSE Rabat (Rabat)، الموسم الجامعي 2018-2019.
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Concours Master Francophonie Politique, Linguistique et Éducative — FSE Rabat 2018-2019
La Faculté des Sciences de l'Éducation de Rabat (FSE Rabat), rattachée à l'Université Mohammed V, organise l'accès à son Master Francophonie Politique, Linguistique et Éducative. La formation s'adresse aux étudiants de licence en lettres, en sciences de l'éducation, en langues, en droit ou en sciences humaines qui se destinent aux métiers de l'enseignement du français langue étrangère, de la coopération linguistique et culturelle, ou de la conception de politiques éducatives dans l'espace francophone.
L'exemple publié pour la session 2018-2019 est l'épreuve écrite du 24 juillet 2018, d'une durée de 2 heures, qui propose deux sujets au choix. Le premier met en discussion une citation de Claude Lévi-Strauss sur la diversité culturelle ; le second invite à commenter un entretien d'Albert Memmi sur l'exigence d'une appartenance unique, l'égalité des langues et le sort de la langue maternelle. Cet article restitue la structure de l'épreuve, expose les deux sujets, en tire les axes de travail et donne des conseils de préparation.
Table des matières
Fiche d'identité du concours
| Élément | Détail |
|---|---|
| Formation | Master Francophonie Politique, Linguistique et Éducative |
| Année universitaire | 2018-2019 |
| Établissement | FSE Rabat |
| Université | Université Mohammed V — Rabat |
| Date | 24 juillet 2018 |
| Durée | 2 heures |
| Type d'épreuve | Dissertation à choix : commentaire argumenté de l'un des deux sujets proposés |
| Domaines évalués | Diversité culturelle, politique de la langue, plurilinguisme et langues maternelles, identité francophone, apologétique de la francophonie |
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L'en-tête du sujet est explicite : concours d'accès à la filière du master Francophonie Politique Linguistique et Éducative, épreuve écrite du 24 juillet 2018, durée de 2 heures. La consigne est brève : traitez un sujet au choix. Le candidat traite donc un seul des deux sujets proposés, mais il doit avoir lu et réfléchi aux deux pour choisir en connaissance de cause.

Le sujet 1 part d'une citation de Claude Lévi-Strauss sur l'appréhension de la diversité culturelle : on refuse d'admettre le fait même de la diversité culturelle, on préfère rejeter hors de la culture, dans la nature, tout ce qui ne se conforme pas à la norme sous laquelle on vit. La consigne précise : commentez les propos de l'auteur, argumentez et étayez votre thèse par des exemples précis puisés dans vos lectures et votre culture générale. Il s'agit donc d'un commentaire de citation, c'est-à-dire d'une dissertation qui part d'un énoncé bref et dense pour le discuter, le prolonger et le contester si nécessaire.

Le sujet 2 invite à commenter et analyser un texte au long cours. Il s'agit d'un extrait d'entretien d'Albert Memmi, écrivain tunisien naturalisé français, qui raconte son parcours : né à Tunis, de langue maternelle arabe, ayant perdu sa mère qui parlait le dialecte tunisien jusqu'à la fin de sa vie, devenu écrivain français, se revendiquant comme le lieu de rencontre de plusieurs identités, connaissant l'italien, d'origine maltaise, de confession juive, marqué par l'hébreu, l'arménien et la Bible.

Le texte va plus loin que le plurilinguisme personnel : l'écrivain y énonce l'exigence d'une seule appartenance, rappelle que chacun a le droit d'avoir une langue maternelle, évoque le cas des Corses et des Basques, pose la question du dénominateur commun et affirme que l'aspect linguistique ne fait que refléter une diversité et une complexité. Il y ajoute un récit d'apprentissage, de l'école primaire où il ne comprenait pas le français jusqu'à son amour de Paris et de sa langue d'écriture, ce qui ouvre la dimension éducative de l'épreuve. La référence est donnée en bas de page : Albert Memmi, entretien accordé à Médi 1, in La langue française vue d'ailleurs, Tarik Éditions, Casablanca, 2001, pages 77 à 78.
- Épreuve écrite du 24 juillet 2018, durée de 2 heures, sujet au choix entre deux propositions.
- Sujet 1 : commentaire de citation de Claude Lévi-Strauss sur la diversité culturelle, avec argumentation et exemples tirés des lectures et de la culture générale.
- Sujet 2 : commentaire et analyse d'un entretien d'Albert Memmi sur l'appartenance unique, la langue maternelle et le plurilinguisme.
- Consigne commune : traiter un seul sujet, commenter, argumenter et étayer la thèse par des exemples précis.
- Programme : francophonie, politique de la langue, linguistique, éducation — UMR de l'Université Mohammed V de Rabat.
Le jury attend sur ce type d'épreuve un candidat capable de tenir un raisonnement écrit sur des notions de civilisation, de langue et de société, à partir d'un texte court mais dense. Ce n'est pas une épreuve de restitution de cours : c'est une épreuve de culture et de démonstration. Le candidat doit mobiliser des références qu'il connaît réellement, tenir un fil conducteur, et formuler une thèse personnelle défendable.
Aperçu thématique des sujets
Les deux sujets du concours sont articulés autour d'une même question : que signifie appartenir à une langue et à une culture quand elles sont multiples ? Voici les axes de travail qu'ils ouvrent.
Sujet 1 : refuser la diversité ou la reconnaître
La citation de Claude Lévi-Strauss diagnostique un mécanisme de refus : ce que la norme culturelle ne reconnaît pas comme légitime est expulsé hors du champ culturel et qualifié de naturel. Le candidat doit d'abord expliciter la thèse de l'auteur, puis en examiner la portée. Le propos peut se lire comme une critique du/drapeau de la norme, mais aussi comme une invitation à construire une conception de la culture assez souple pour intégrer la différence, sans quoi la « nature » finit par servir d'instrument d'exclusion.
La discussion doit être nourrie d'exemples : politiques d'exclusion scolaire ou linguistique, rejet de langues minoritaires, épuration culturelle des programmes scolaires, assignation identitaire. Le jury attend que le candidat dépasse la citation pour la prolonger : la diversité ne se déclare pas, elle se construit par des institutions, des usages et des représentations. C'est précisément l'objet du master, qui croise approche politique, linguistique et éducative.
L'héritage structuraliste et ses limites
L'arbitrage passe aussi par la connaissance de la pensée de Claude Lévi-Strauss : une anthropologie structuraliste qui cherche des structures universelles de parenté, de classification et de communication, et qui a longtemps dominé les études francophones en ethnologie. Le candidat peut mobiliser cette référence savante pour montrer l'apport et les limites d'une lecture qui的统一 la différence dans des systèmes de classification.
Un bon commentaire oppose cette formalisation à une lecture plus attentive à l'histoire, au récit et à la singularité des trajectoires individuelles : c'est précisément ce que fait le sujet 2, où la différence est vécue de l'intérieur. Le rapprochement des deux sujets, qui sont proposés ensemble, est un indice : le jury attend que le candidat puisse articuler une pensée de la structure et une parole de l'individu, l'une et l'autre à interroger.
Sujet 2 : l'exigence d'une seule appartenance
Albert Memmi ouvre son propos sur un drame : exiger de chaque individu une seule appartenance. La formule est forte, et elle décrit une assignation administrative et culturelle qui range chaque personne dans une case unique, langue, nation, religion. Le candidat doit analyser ce mécanisme d'assignation et en discuter la validité : le plurilinguisme et la pluralité des appartenances sont-ils une richesse, une anomalie, ou le signe d'une appartenance plus profonde que les catégories officielles ?
Le texte offre des arguments au choix du candidat : le respect du droit à la langue maternelle, le refus de renier une partie de son identité, la tension entre langue maternelle et langue d'écriture. Il interroge enfin la notion de dénominateur commun, c'est-à-dire la possibilité d'une identité collective qui n'écrase pas les singularités. C'est là que se joue le rattachement direct à la francophonie comme projet politique et culturel.
Langue, identité et projet francophone
Le sujet 2 ne se laisse pas réduire à une expérience intime : il est explicitement politique, dans la mesure où il oppose la langue d'écriture, le français, à la langue maternelle et aux langues régionales, et où il pose la question de leur reconnaissance. Le lien avec la francophonie s'établit alors : la francophonie se définit-elle comme un ensemble de locuteurs du français, ou comme une politique de coexistence de langues dans un espace partagé ? Le candidat peut opposer une francophonie centrée sur la promotion du français et une francophonie plurielle.
La dimension éducative du master apparaît dans la dernière partie du texte : l'apprentissage du français à l'école primaire, le rôle de l'école dans la construction d'une langue, le rapport entre langue enseignée, langue familiale et culture d'origine. La question posée au jury est alors celle de l'école : peut-elle faire,我发现 du français sans nier l'autre langue ? Les candidats qui ont une expérience de terrain ou de stage ont ici un matériau d'argumentation précieux.
Argumenter, illustrer, conclure : la méthode attendue
La consigne du sujet 1 est très précise : commentez, argumentez, étayez votre thèse par des exemples précis puisés dans vos lectures et votre culture générale. Trois exigences donc : commenter (montrer ce que le texte dit et ce qu'il implique), argumenter (défendre une position), illustrer (appuyer par des exemples réels et vérifiables). Le candidat qui se contente de paraphraser le texte, ou qui recopie des généralités sans exemple, est sanctionné.
Le plan attendu est classique : une introduction qui reformule la problématique et annonce le plan ; une première partie qui restitue et discute le propos ; une seconde partie qui le prolonge, l'élargit ou le critique ; une conclusion qui assume une position et l'ouvre. Pour un commentaire de citation, l'astuce est de faire du texte non pas le plan, mais le point de départ et l'enjeu : la question posée, la citation, les concepts mobilisés, puis vos exemples.
Conseils de préparation
Choisissez le sujet à partir de vos lectures réelles. Le sujet 2 suppose d'avoir lu le texte d'Albert Memmi ou des écrits sur le plurilinguisme ; le sujet 1 suppose de connaître l'œuvre de Lévi-Strauss. Mieux vaut traiter celui que vous pouvez illustrer par des exemples vérifiables.
Relisez la citation mot à mot avant d'écrire. Chaque terme porte une idée : le refus d'admettre, le rejet hors de la culture, la nature, la norme sous laquelle on vit. Un commentaire qui paraphrase le texte sans en démonter la mécanique logique manque l'essentiel.
Construisez une démonstration, pas un résumé. Trois exigences sont inscrites dans la consigne : commenter, argumenter, étayer. Chaque paragraphe doit défendre une proposition précise et s'appuyer sur au moins un exemple concret.
Préparez une dizaine d'exemples par sujet. Concrets, vérifiables, datés si possible : une politique linguistique, une réforme éducative, un cas de reconnaissance ou de refus d'une langue, une organisation de la francophonie, un parcours d'apprentissage. C'est ce qui fait la différence entre une bonne et une très bonne copie.
Maîtrisez le vocabulaire de la discipline. Diglossie, polylinguisme, translanguaging, glottologie, sociolinguistique, politique linguistique, français langue étrangère, intercompréhension : le jury attend le vocabulaire du master, pas celui d'un discours général sur les langues.
Organisez les deux heures. Vingt minutes de lecture attentive et de plan, quatre-vingt minutes de rédaction, vingt minutes de relecture. Relisez surtout l'introduction et la conclusion : ce sont elles qui montrent la maîtrise du sujet.
Présentation de l'université
L'Université Mohammed V, dont le siège est à Rabat, est l'une des plus anciennes et des plus importantes universités publiques du Maroc. Elle structuré plusieurs facultés, écoles et instituts sur la capitale et sa région, et forme chaque année des dizaines de milliers d'étudiants en droit, en gestion, en économie, en lettres, en sciences de l'éducation et en sciences humaines.
Son offre en sciences humaines et en éducation est l'une des plus larges du pays, avec des filières de didactique, de linguistique, de sociologie de l'éducation et de langues. L'ancrage rabatavi, à proximité des institutions nationales et des organisations internationales oeuvrant dans la coopération linguistique et éducative, offre un terrain d'insertion naturel aux diplômés du master.
Présentation de la faculté
La Faculté des Sciences de l'Éducation de Rabat (FSE Rabat) forme des enseignants, des formateurs, des chercheurs et des cadres de l'éducation. Son offre de masters couvre la didactique des langues, la sociologie de l'éducation, la mesure et l'évaluation, la psychologie éducative et l'ethnologie de l'éducation, et accueille des candidats issus de nombreux horizons disciplinaires.
Le Master Francophonie Politique, Linguistique et Éducative s'y distingue par son triple ancrage. Il forme des cadres capables de penser la francophonie comme un projet politique, d'en analyser les reality linguistiques et d'en décliner les conséquences éducatives. L'épreuve d'admission de la session 2018-2019, entièrement construite sur des textes de Lévi-Strauss et d'Albert Memmi, en dit long sur le profil de culture attendu.
Questions fréquentes
Quel est le format de l'épreuve du master Francophonie à la FSE Rabat ?
Une épreuve écrite de 2 heures, datée du 24 juillet 2018 sur le sujet publié. Le candidat traite un sujet au choix parmi deux propositions : commentaire argumenté d'une citation de Claude Lévi-Strauss, ou commentaire et analyse d'un entretien d'Albert Memmi.
Quelles sont les deux options de la session 2018-2019 ?
Sujet 1 : commenter une citation de Claude Lévi-Strauss sur l'appréhension de la diversité culturelle, en argumentant et en étayant la thèse par des exemples précis. Sujet 2 : commenter et analyser un texte d'Albert Memmi sur l'exigence d'une seule appartenance, la langue maternelle et la pluralité des appartenances.
De quoi parle le texte du sujet 2 ?
D'un entretien d'Albert Memmi : né à Tunis, de langue maternelle arabe, il raconte sa famille, la langue de sa mère, son parcours d'apprentissage du français à l'école primaire, son installation à Paris, et défend l'idée que chacun a le droit d'avoir une langue maternelle et qu'il faut accepter la complexité de chacun. Il évoque aussi les Corses et les Basques et la question du dénominateur commun.
La référence du texte est-elle indiquée sur le sujet ?
Oui : Albert Memmi, entretien accordé à Médi 1, in La langue française vue d'ailleurs, Tarik Éditions, Casablanca, 2001, pages 77 à 78. Cette mention permet au candidat d'identifier l'ouvrage et d'élargir sa lecture.
Faut-il traiter les deux sujets ?
Non : un seul sujet est traité. La consigne précise que le candidat choisit. En pratique, il est prudent de préparer les deux, car le choix se fait au moment de l'épreuve.
Que note le jury sur ce type de dissertation ?
La capacité à commenter finement un texte court, à formuler une problématique personnelle, à argumenter au lieu de paraphraser, et à étayer la démonstration par des exemples précis tirés des lectures et de la culture générale. La structure et la clarté du plan comptent autant que le contenu.
Comment préparer ce concours ?
Lisez ou relisez Lévi-Strauss et Memmi, préparez une fiche de vocabulaire de linguistique et de politique de la langue,究竟是 une liste d'exemples concrets sur le plurilinguisme et l'enseignement du français, puis rédigez deux dissertations complètes chronométrées en soignant particulièrement l'introduction et la conclusion.
Résumé final
Le concours d'accès au Master Francophonie Politique, Linguistique et Éducative de la FSE Rabat (session 2018-2019) est une épreuve écrite de 2 heures, datée du 24 juillet 2018, portant sur un sujet au choix entre deux commentaires argumentés : la citation de Claude Lévi-Strauss sur la diversité culturelle et l'entretien d'Albert Memmi sur l'appartenance unique et le plurilinguisme.
Les deux sujets convergent vers la même interrogation, celle du rapport entre langue, identité et projet collectif, ce qui correspond à la triple dimension politique, linguistique et éducative du programme. La préparation doit combiner culture générale solide, maîtrise du vocabulaire disciplinaire et capacité à étayer chaque assertion par un exemple précis. Retrouvez sur EduMaroc les autres sujets du Royaume et suivez la chaîne WhatsApp pour recevoir les prochaines annonces de concours.
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